Article #3 – Entretien avec Annick Davignon : le clown, Bufanda et la philosophie

Voici la seconde partie de la retranscription de l’entretien réalisé avec Annick Davignon, clowne, formée en philosophie pour enfants et auteure du livre Bufanda.

Si vous découvrez cet article et que vous n’avez pas encore lu la première partie de l’entretien, je vous invite à la retrouver en cliquant juste ici.

Illustration de Mona Eliceiry dans le livre Bufanda écrit par Annick Davignon

Tu t’es aussi formée en philo pour enfants à l’Université Laval et tu as travaillé auprès de l’organisme Brila. Pour toi, quels liens y a-t-il entre ces deux pratiques, la philo pour enfants et le clown ?

T’as pu voir que mon cheminement dans le clown m’a amené tellement de questions existentielles comme “je suis moi, je suis pas moi ?”, “est-ce que je peux être tout le temps moi ?”. C’est drôle parce que j’ai comme plongé dans le clown en même temps que j’ai plongé dans la philo pour enfants, ça a été interrelié. La première fois que je suis allée travailler avec Brila, c’était parce qu’on m’avait invitée pour faire un petit atelier de clown pour après réfléchir sur la place du clown : “est-ce que le clown peut être partout ?”, “est-ce qu’on peut rire de tout ?”. Je leur avais montré une vidéo de clowns en Afghanistan pour voir est-ce que ça fait du sens que les clowns prennent place quand y a la guerre. 

On dirait que ça a été comme le destin que je fasse un lien. Depuis que j’ai commencé à écrire le livre Bufanda, ça a été comme clair rapidement que j’avais un désir que l’histoire puisse éveiller des réflexions philosophiques parce que j’aime beaucoup utiliser des livres pour enfants pour faire des amorces pour commencer les CRP (Communautés de Recherche Philosophique). Quand l’histoire est née et le livre a été fait, je voyais vraiment beaucoup de potentiels sur des questionnements philosophiques. 

Le livre est autobiographique : c’est ma vie mise dans un livre. Le personnage Bufanda, elle vit ce qu’elle à vivre dans le livre mais moi je vois tout ce qui est rattaché aux moments de vie que ça représente. J’ai testé avec quelques personnes de l’association SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) de faire une CRP à partir du livre pour voir les réflexions philosophiques des gens qui sont pas moi puis on a sorti comme deux pages de questions. En fait, je me disais dès le début que je voudrais vraiment que Bufanda soit un livre qui pourrait être un outil de CRP, un outil qui pourrait être utilisé par les personnes qui font de la philo pour enfants. Par mon parcours de formation avec Michel Sasseville puis avec Brila, j’ai eu envie de pouvoir jumeler la philo pour enfants, qui je trouve est un outil extraordinaire de transformation sociale, et le clown, qui l’est aussi. 

Peux-tu parler plus en détail de l’écriture du livre Bufanda et de sa raison d’être ? 

Je me suis rendue compte qu’écrire un livre c’est hyper puissant aussi comme processus : devoir mettre une histoire et d’avoir fait que mon histoire a été transformée en analogie qui touche les gens, qui touche même les enfants. Le livre, je l’avais pas écrit pour les enfants : c’est un album jeunesse mais je l’écrivais pour une fille comme moi qui va dans une bibliothèque ou dans une librairie, qui va dans la section jeunesse, qui trouve un livre magnifique, qui le lit, qui se laisse comme porter, qui se laisse toucher par l’histoire, qui pleure, qui trouve ça beau, qui vit une transformation en quelques pages avec les illustrations et tout. Enfin, pour moi, depuis le début, ce livre là était écrit plus pour des adultes qui ont besoin des fois de se rappeler que leur enfant intérieur a besoin d’être nourri aussi

Quelles questions ont été suscités dans la CRP après la lecture de Bufanda

Avec la CRP qu’on a faite, on est allés chercher des trucs autour de l’authenticité, du bonheur, d’aider les autres, de notre raison d’être : “est-ce qu’on doit avoir quelque chose à offrir au monde ?”, “est-ce que c’est correct d’être gris ?”, “qu’est-ce que ça veut dire être coloré ?”. Les personnages dans le livre ont tous des aspects qui peuvent être explorés. La plupart sont ou peuvent avoir l’air d’être des marginaux, des gens qui suivent pas la norme. Même Bufanda, c’est la seule clowne dans le livre puis y a rien qui mentionne que c’est une clowne. Je trouve ça beau que personne questionne vraiment qu’elle a un nez mauve. Enfin peut-être qu’il y en a, je le sais pas parce que je suis pas à côté de chaque lecteur. 

Là, on est en train de construire des ateliers philo et on commence bientôt avec une fille qui a fait la formation SEVE et qui avait fait la CRP sur Bufanda. Elle était vraiment intéressée puis elle m’a écrit hier comme quoi les professeurs acceptent donc on va commencer à faire des ateliers, avec 4 classes différentes, ça va être un test. On va voir ce que les enfants en pensent. Pour moi, ça va être super nourrissant et en même temps un peu stressant. 

Qui est Bufanda dans l’histoire ?  

Bufanda, elle est clown dans l’histoire mais en même temps elle fait rien de clown. Elle rencontre un homme élastique qui fait plein d’acrobaties et tout puis elle est comme fascinée par lui. Elle voudrait être comme lui puis elle essaye d’être comme lui mais ça marche pas. Elle comme un peu un anti-clown parce que souvent les clowns sont vus comme des jongleurs, des acrobates, des gens très doués mais, elle, elle a pas ce talent pour faire des choses. Son talent c’est de relationner, c’est de prendre soin des gens qu’elle croise. 

Est-ce que Bufanda se pose des questions philosophiques particulières ? 

Sa grande question c’est “comment colorer les gens ?”. Enfin, je pense qu’elle a une conviction, elle a un présupposé qu’il faut colorer les gens. C’est très fascinant parce que y a une partie de moi, de Annick Davignon, qui se dit que je mérite seulement de pouvoir être fière de moi si j’ai un impact sur un humain par jour au moins ou que je mérite pas d’être payée si j’ai pas réussi à créer une transformation quelconque sur une personne. C’est une grosse croyance que j’ai à travailler. 

Mais j’ai pas un parcours philosophique. Le conte a pas été écrit avec la philosophie en tête mais plutôt le conte a été écrit avec mon parcours en tête, ma vie en tête puis ça a comme créé un conte qui a des potentiels philosophiques. C’est pour ça que je suis intéressée de travailler avec des gens de SEVE pour amener l’histoire un peu différemment, pour la rendre plus philosophique. Mon livre avait besoin d’exister comme il est là avec toutes ses imperfections et son manque de philosophie pure mais clairement il y a des questionnements qui sont éveillés par les gens quand ils le lisent. 

Y a des gens qui ont besoin d’aller vers de la philosophie pure pour philosopher ? On parlait du clown comme outil de développement personnel, est-ce que tu penses que le clown peut être un outil pour aller vers le questionnement philosophique ?

J’ai vraiment une tendance. Ah, je suis pas vraiment clowne parce que j’ai pas une formation d’école de clowne. Je suis pas vraiment philosophe parce que j’ai pas fait d’études en philosophie. Allo ? C’est moi, puis ça pourrait sûrement faire un livre. 

Pour moi, les questions philosophiques, c’est des questions existentielles d’humains, des questions où y a pas de réponse, où c’est juste tu pars sur des réflexions. Pour moi, le clown clairement amène à requestionner l’existence. Je vais dire que le clown vit quand le clown pense, c’est clairement quand y a quelque chose qui confronte la norme, qui amène à requestionner notre manière de faire, notre manière d’être, notre manière de penser en tant qu’humains qui se sont mis des normes et tout et tout. Moi, je trouve ça chouette : le clown peut amener à confronter des normes qu’on accepte sans vraiment les questionner dans la société. Les clowns vont aller vers les policiers ou les soldats puis ils vont aller les poquer, ils vont complètement pas respecter, questionner l’autorité. 

Pour moi, le clown est un disrupter qui peut amener à requestionner pourquoi on agit comme ça. Pourquoi ça nous dérange autant que le clown se permet d’arriver et déranger tout le monde ? Je sais pas. Pour moi, ça nous amène à questionner des trucs qu’on avait décidé que c’était comme ça. J’imagine que pour moi que c’est de la philosophie. Mais c’est quoi la philosophie ? On dirait que plus je pense que je le sais, puis moins je le sais finalement. 

Brila m’a beaucoup amenée à développer le côté créativité. Je pense que je suis plus à l’aise quand on fait de la pensée créative. Pour moi, créatif c’est juste poser des questions aux enfants comme “ça veut dire quoi être coloré ?”. J’ai une façon de voir pourquoi colorer Bufanda et comment colorer les gens mais c’est même pas clair pour moi parce que chaque fois que j’ai comme l’impression d’avoir une réponse, je la requestionne tu sais. 

Le livre de Bufanda permet-il de développer la pensée créative ? 

J’ai envie que les jeunes m’amènent leurs conceptions. J’ai vraiment une grande curiosité puis c’est pour ça que le livre c’est difficile parfois de l’accepter comme il est parce que j’ai l’impression que le livre amène quand même à une certaine conclusion puis y en a qui disent “ah y a une belle morale” et je suis là comme “naaann”. C’est sûr que ça peut avoir une morale, c’est un peu moi qui imagine que j’aurais pu faire un conte encore plus philosophique en mettant pas nécessairement un dénouement. Le prochain livre que je suis en train de travailler, y a moins de dénouement parce que je le veux encore plus comme sans morale. 

Tu sais, pour moi, il a toujours été clair que ce livre-là je veux l’amener, l’utiliser comme outil pour le questionner, pour que les jeunes puissent comme l’interpréter comme eux ils ont envie de l’interpréter puis de même challenger la fin “mais là Bufanda elle colore pas juste les gens, elle colore leur environnement aussi mais comment ça ?!”. 

Je me suis fait dire mais y a un manque de cohérence dans ton livre et je suis comme “ok”. Mais en même temps on pourrait se servir de ça, pourquoi elle a coloré l’environnement. Est-ce que quand tu colores les gens, l’environnement devient coloré aussi ? Je sais pas trop. Elle colore, c’est symbolique. Je suis comme curieuse de savoir jusqu’où on va aller avec les enfants puis je te dirais que ça va peut-être faire un flop, je sais pas. 

On m’a demandé : “pour quel âge ton livre ?”. J’ai jamais voulu répondre à la question, jamais voulu comme m’adapter à un type d’âge, jamais voulu m’adapter à type philosophique. J’ai fait mon livre puis pour moi c’est un peu une façon d’être clown : il va pas s’adapter au reste du monde, il va être ce qu’il est, puis vous allez l’accepter ou pas mais il va être comme ça. C’est super challengeant parce que ça fait que mon livre est imparfait, y a des coquilles, y a des trucs dans le texte qui pourraient ne pas être là ou être là, y a de l’incohérence dans l’histoire. 

J’ai eu une critique vraiment littéraire de quelqu’un qui est full connaissant des livres pour enfants puis ça m’a vraiment bouleversée parce qu’on dirait que là tout à coup je me faisais vraiment critiquée sur mon livre alors que j’étais dans une fierté de ce livre-là en étant consciente qu’il était pas parfait mais le clown c’est ça, il est conscient qu’il est imparfait et il va pas changer pour toi. Mon livre est un peu un clown en soi, qui est conscient qu’il est imparfait. Les gens l’accueillent super bien, les gens l’aiment beaucoup et après c’est moi qui juge parce que justement je me fais pogner dans cette norme puis dans cette façon là d’être : un livre pour enfants devrait être comme ça, un livre philosophique devrait être comme ça, et tout. 

C’est comme une thérapie ton affaire ! 

Ton livre comme clown, j’y avais pas pensé : un livre sur le clown, un livre sur ton clown mais que ton livre soit le clown ! Que représente ton livre pour toi ? 

Je pense que c’est le parcours de l’artiste en moi qui apprend à être artiste. Mon livre est tellement comme moi, mon livre me représente au bout : l’histoire mais aussi comment il est fait, il est pas brouillon mais y a plein de choses techniques que j’aurais pu valider comment ça se fait dans la norme, comment ça se fait dans le monde. Je suis allée par instinct : il est imparfait et il est là. Mon livre est vraiment Annick Davignon, c’est clair que c’est moi. Tout le monde qui lit l’histoire et me connaît fait comme “là, c’est toi”. Mais aussi le livre en soi est moi. Finalement, mon livre c’est une extension de moi, c’est mon intervention dans le monde. 

Puis quand du monde m’écrit en disant “lire ton livre m’a redonné mes couleurs”, je trouve ça des billes comme les foulards de Bufanda redonnent des couleurs aux gens. Le livre est un peu comme le foulard de Bufanda : le livre est comme un foulard, qui est comme Bufanda, qui est comme moi. T’en fais pas si tu me comprends pas, je suis plus sûre de me comprendre moi-même. 

Juste une dernière question peut-être : on parlait du clown qui éveille le questionnement, qui est une partie de la philosophie, et on parlait de la pensée créative aussi, et une autre partie de la philosophie, c’est plus la pensée critique, l’apprentissage du raisonnement. Est-ce que pour toi le clown peut aussi travailler ça ou y a plus de tensions avec cette partie-là de la philosophie ? 

On dirait que je sens de la résistance en entendant le mot raisonnement tu sais. C’est drôle raisonnement, c’est mon côté immature qui veut pas être dans la raison. On dirait que je sais pas quoi te répondre, j’ai comme un blocage. Je sais pas. Sûrement… je sais pas. Je suis curieuse de savoir ce que toi t’en penses. 

Parfois, dans certains stages de clown, j’entends cette phrase “le clown ne pense pas, il ressent, il est dans son corps, dans son cœur, il est pas dans sa tête en train de penser avec son intellect”. J’ai envie de voir des liens partout entre le clown et la philosophie et en même temps y a peut-être aussi des tensions entre les deux pratiques, c’est un grand questionnement chez moi. 

C’est clair qu’il est dans son corps puis c’est une des raisons pourquoi j’aime autant faire du clown ou être dans le clown, c’est que j’ai l’impression de faire sortir les gens de leur tête puis moi ça me fait sortir de ma tête. Je suis full émotions mais c’est quand même ma tête qui fonctionne le plus : je me pose, me repose tout le temps des questions, je questionne tout en fait. 

Mais le clown, il questionne pas tout tout le temps en fait. Je sais pas mais je pense qu’il déclenche des questionnements, on dirait que le clown il est comme un déclencheur de…, comme un trouble-fête du raisonnement. Tu sais quand le raisonnement, il est trop raison, trop linéaire, puis là le clown il va comme venir t’amener le contre-exemple, il va te challenger ça. Je le verrais plus dans son côté trickster, un trouble-fête qui pourrait être celui qui s’assure que y aurait pas comme une vérité absolue et tout là. Pour moi, il est plus le disrupter de la raison

Je suis attachée aux marginaux puis aux gens qui font autrement, dont le clown, parce que la raison a sa place mais ça nous nuit en tant que société de mettre autant d’importance à la raison. Les émotions, l’intelligence du corps, l’intelligence du cœur, l’intelligence du clown, je vais faire une mini divergence mais pour moi le clown a un potentiel. Mes amis clowns de Docteur clown à Montréal ont porté un projet avec des jeunes avec troubles du spectre autistique et ils ont réussi à connecter avec des enfants que la médecine, que la science, que les meilleurs professionnels formés en éducation adaptée réussissaient pas à connecter avec. Et le clown, il y arrive parce qu’il prend pas la science. Y a des techniques clownesques plus artistiques mais y a un côté ressenti, une intelligence qui n’est pas de la raison, pas de la logique.

Tu définirais comment l’intelligence du clown ?

Bein c’est juste d’être. Y a même pas un bagage. Pour moi, ma plus grande force pour interagir avec des humains qui sont marginalisés, c’est que j’arrive en relation avec eux avec mon humanité puis je rencontre l’humanité de l’autre. Ça fait de la magie. Je me rends bien compte que plein de professionnels de la santé, full formés, avec toutes leurs études et tout réussissent pas à le faire. Autant je me blinde dans toutes les formations dans tous les domaines que je peux prononcer, j’ai une force de pas tout savoir ça. Je suis diplômée en humanité. J’ai pas fait une formation là mais je suis vraiment experte à être humaine puis j’essaie de mettre ça de l’avant. Il faut prendre conscience que c’est une des plus belles forces que les gens peuvent avoir en ce moment dans le monde dans lequel on vit. 

Le clown est porteur de ça selon moi. Les gens qui font du clown, y a quelque chose qu’ils ont développé, connecté, mis de l’avant, qui mettent dans le monde qui vient pas de la raison, qui vient pas de la science, qui vient pas de la logique, qui vient pas d’un truc linéaire, qui vient pas de rien d’autre, c’est comme, c’est quasiment ésotérique le clown. Pour moi, l’ésotérisme me fait pas peur. Y a plein de gens qui voient ça péjoratif mais c’est ce côté-là qu’on peut pas vraiment expliquer puis qui fait du bien. Ça fait du bien, on peut-tu juste le laisser exister, à la place de vouloir tout justifier ? Peut-être qu’un jour on va réussir à faire des liens raison et tout, puis sûrement que y en a tu sais parce que clairement on finit toujours pas trouver. Mais moi j’aime croire que y a comme une magie dans le clown qui s’explique pas : juste dans la relation avec mes amis clowns, y a comme quelque chose dans leur humanité que je retrouve pas chez beaucoup de monde, dans le reste de la société. 

Ça me fait sourire parce que j’ai lancé ce blog sur le clown et en parallèle m’est venu l’idée de lancer un autre blog qui s’appelle L’art d’être humain, donc ça me parle beaucoup ton idée. 

C’est un art d’être humain, faut arrêter de laisser juste la science nous diriger ou les formules toutes faites pour réussir. C’est un art : y a quelque chose d’artistique puis c’est ça que je dis au monde, je suis une artiste relationnelle. Moi, je relationne d’une façon, je peux pas tout expliquer ce que je fais, c’est pas tout réfléchi comment que je suis quand j’ose juste être moi dans la présence

Encore hier, j’avais comme 20 personnes qui se connaissaient pas et venaient de plein de pays, plein de diversités de backgrounds professionnels, de réfugiés, de migrants nouvellement arrivés, personnes qui viennent de Montréal, et je suis contente de savoir que vous venez de partout mais pour moi vous êtes des humains puis on va jouer à des jeux puis à la fin les mots c’était sourire, joie, rire, bonne ambiance, wow. Tout le monde souriait puis se connectait. Y en a un qui venu me voir en me disant tu peux pas savoir combien ce que tu fais est extraordinaire. 

Puis je veux-tu vraiment que la science explique ça ? Vous pouvez prendre le temps d’expliquer ça scientifiquement mais pendant ce temps-là moi je veux continuer à créer cette magie-là. Pour moi, l’art d’être humain, l’art de relationner, c’est un art. Dans toute pratique artistique, y a des techniques que tu peux apprendre pour mieux relationner, pour mieux être humain mais y a un côté qui s’explique pas, qui a pas besoin d’être expliqué. Dans une œuvre d’art, y a un côté mystique que tu expliques pas. Y a une partie d’incompréhensible et d’inexplicable dans l’art d’être humain et de relationner. Le clown permet ces ouvertures de connexion et de relation.

J’espère que ce premier entretien pour PhiloClown & Cie vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous et s’il vous a donné le goût d’aller découvrir le livre Bufanda, vous pouvez écouter cette lecture-vidéo sur la page Facebook qui y est dédiée et commander le livre ici.

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